DEEP BLUE
un hommage à Tara

En collaboration avec la Fondation Tara Océan

Curateur: Stanley Qiufan Chen
21 septembre - 27 octobre 2019
Shanghai, Chine
La Galerie DUMONTEIL est heureuse de présenter l’exposition « Deep blue - Hommage à Tara ».
Comme une goélette destinée à la recherche scientifique marine, Tara utilise son expertise scientifique et sert de plateforme mobile sur les mers pour sensibiliser les populations aux problèmes de l’océan et de la biodiversité, ainsi que pour prédire et mieux anticiper les divers impacts du changement et des défis climatiques. Depuis ces quinzaine d’années, Tara accueille des artistes en résidence. « Nous poursuivons la tradition des légendaires expéditions naturalistes du XIXe siècle, lorsque marins, scientifiques et artistes se sont mis à naviguer pour partager la même expérience, chacun avec son travail et son mode d'expression individuels », explique Romain Troublé, directeur exécutif de la Fondation Tara Expéditions.

La Fondation TARA Océan participe pour la première fois à une exposition en Chine.
A cette occasion, des œuvres de Maki Ohkojima, Hugo Deverchère, Aurore de la Morinerie, Michel Temman et François Aurat, ainsi qu’une série de panneaux seront présentés.

La galerie DUMONTEIL versera 10% des bénéfices de l’exposition à la Fondation TARA Océan afin de soutenir ses recherches scientifiques et ses projets portant sur la protection de l’environnement.

L'année 2019 marque le 55ème anniversaire de l'établissement des relations diplomatiques entre la Chine et la France et nous espérons sincèrement que cette exposition aidera, à son échelle, à évoluer vers une vision commune de la Chine et de la France sur les aspects environnementaux.

Sensibiliser à la protection des océans par l'art

Au cours de cette exposition « Deep Blue — Hommage à Tara », cinq talents artistiques d’origines culturelles diverses proposent leurs réflexions et leurs explorations sur l’océan avec différents médias et techniques.

Le travail de Maki Ohkojima se concentre sur l'origine de la vie en mettant l'accent sur le lien entre toutes les entités et tous les esprits - l'homme, l'environnement, les animaux et les âmes. En 2017, Ohkojima a été invitée à embarquer sur le navire Tara pour un voyage d'un mois et demi de Guam à Yokohama. Cette expérience a été une opportunité unique « d’étudier le changement climatique et son impact sur l’océan. Les océans, les forêts, les êtres vivants sont tous connectés et les humains ne sont qu'une part d’une plus grande circulation de l'univers ». Ses travaux précédents portaient sur le cycle de vie de la forêt et elle se concentre désormais sur les océans, car ils sont tous connectés. Dans « Mémoire des 4,6 milliards d'années » (2017), une baleine de six mètres de long est devenue l'incarnation de la Terre, porteuse d'innombrables créatures primitives marines, qui brillent dans la vaste galaxie.

Hugo Deverchère souhaite construire un monde transcendant le temps et l’espace à l’aide d’une approche quasi-scientifique, explorant les dimensions et les espaces au-delà de la perception humaine.
Son travail « Cosmorama – Recordings » a été réalisé en collaboration avec l’observatoire de Teide à Tenerife. L'œuvre est composée d’une série de cyanotypes : des amas d'étoiles stellaires filmés par un télescope, des morceaux de roches volcaniques dont la composition ressemble à celle d'un météore, des signes de présence animale recueillis dans un désert de lave, où la NASA a testé le robot Curiosity avant de l'envoyer sur Mars, et des traces de plantes rassemblées dans une forêt vierge, témoignant ainsi de l’état de notre continent il y a 50 millions d’années. En utilisant le cyanotype, l’artiste a pu rendre visible une strate inaccessible du spectre lumineux. Comme un prisme entre la réalité et sa représentation, ces formes reflètent le décalage entre notre perception du monde et les connaissances que nous détenons.

Aurore de la Morinerie est une artiste et illustratrice de mode qui s'intéresse à la représentation des lignes et des couleurs entre le figuratif et l'abstrait. En mai 2011, elle a été invitée à rejoindre l'équipe de Tara pour une résidence d'art à bord entre les îles Galapagos et l'Équateur. Au cours de ce voyage, inspirée par les formes infinies de la mer profonde, elle a axé ses recherches sur l'abstraction et a créé une série de monotypes « Plancton 1-6 » (2015). Avec son expérience de la peinture et de la calligraphie chinoises, l’artiste associe ses lignes et ses couleurs au processus expérimental et imprévisible du monotype à travers lequel elle dépeint les possibilités infinies de l’océan sous l’angle microscopique des planctons.

Michel Temman est le chef de mission Asie de la Fondation TARA Océan et collabore avec Tara depuis 7 ans. IL était auparavant rédacteur en chef du Journal Tara Expéditions (2012-2015). Depuis ses premières années en tant que correspondant, Temman a également pris l'habitude d'enregistrer ses pensées et ses sentiments à l'aide d'un appareil photo.
Puisant son inspiration dans le pop art, le cubisme et le surréalisme, le travail de Michel Temman est basé sur l’étude des couleurs des profonds contrastes.
Les séries « Sea Oslo I & II » présentées au lors de cette exposition proviennent de la fascination de Michel Temman pour la sérénité de l’océan et la perfection géométriques des lignes. L’océan flotte dans un nouvel espace pictural, plus intime et aux couleurs vives, repoussant l’horizon plus loin dans le minimalisme, à l’aide d’un effet visuel obtenu grâce à ses combinaisons de couleur.

François Aurat a rejoint l’équipe de la Fondation TARA Océan en 2008. Chef de pont du navire pendant dix ans, il a participé à trois expéditions : Tara Océan (2009-2013), Tara Méditerranéen (2014) et Tara Pacifique (2016-2018). Il est revenu de ces missions autour du monde avec des paysages extraordinaires, des vagues époustouflantes, des scènes de rue ainsi que des portraits.
Sous son objectif, Aurat nous présente le véritable visage de l’océan, en cherchant à retoucher le moins possible ses photos. L’Arctique (2013) a été prise dans le passage Nord-Ouest à la fin de l’été, alors qu’une énorme quantité de petits morceaux de banquise flottait à la surface de l’océan. Du haut du mât du navire, Aurat a capturé cette magnifique scène dans laquelle l’océan se transforme en espace et Tara en un météore qui illumine le ciel.

Cette exposition est organisée par Stanley Qiufan Chen, un des écrivains chinois contemporains de science-fiction les plus en vue, renommé pour sa combinaison stylistique de réalisme et de nouvelle vague. Observant l’instant, Chen partage ses pensées et ses fantasmes sur le destin commun de l’humanité. En juillet dernier, au Forum d’été de Davos, Chen réalise à quel point l’océan peut être puissant.
« Un ensemble d’études basées sur les données du réchauffement climatique indique que, lorsque la température moyenne des océans dans le monde augmentera de seulement 2 degrés, Shanghai, où a lieu cette exposition, sera complètement submergée, tel un véritable Atlantide », a rappelé Chen.
Lui vient alors l’idée de cette exposition. Cet hommage à TARA n’est pas seulement destiné à montrer la beauté de l’océan sous différentes formes, mais également à attirer l’attention mondiale sur les problèmes de l’écologie marine.

Romain TROUBLÉ, Exécutif directeur de la Fondation Tara Océan, déclare : « Chaque fois que Tara voyage, l’objectif est toujours le même : étudier et comprendre l’impact du changement climatique et de la crise écologique sur l’océan, et produire des résultats concrets. En même temps, dans l’esprit de la famille Tara, la science doit toujours aller de pair avec les arts : pour sa famille, le lieu de résidence de ces artistes a fourni au public un moyen de comprendre l’océan, tout en prenant compte de ses ressources et de sa fragilité. L’océan est également devenu un lieu de création pour eux. Les artistes se dirigent vers l’océan tout en explorant différents univers. »

Près de 71% de la surface de la Terre est recouverte par la mer, et cela exerce une influence primordiale sur le changement climatique, alors que seulement 5% de la mer a été cartographiée jusqu’à maintenant. L’océan reste un immense et profond secret. Depuis 16 ans, la fondation TARA Océan tient ses promesses. À chaque expédition, des milliers de données précieuses ont été recueillies par des scientifiques et des experts de différentes disciplines. Grâce à leurs efforts, nous nous rapprochons de plus en plus du véritable visage de l’océan. La Galerie DUMONTEIL est honorée de collaborer avec la Fondation TARA Océan et nous espérons sincèrement que grace à cette exposition, le public sera d’avantage informé sur l’océan et le parcours de TARA.

À PROPOS DU CURATEUR

Chen Qiufan, également connu sous le nom de Stanley Chan, est un écrivain, scénariste et traducteur de science-fiction chinois. Diplômé de l’Université de Pékin avec une double licence en littérature et beaux-arts, Chen est membre du SFWA (Association des écrivains de science-fiction), président de la CSFA (Association chinoise des écrivains de science-fiction) et membre de Xprize Foundation SFAC (Conseil consultatif de science-fiction).
Il a reçu de nombreux prix nationaux et internationaux, notamment le Chinese Nebula Awards, le Galaxy Awards le World F&SF Translation
Ses livres ont été traduits dans de nombreuses langues et publiées dans de nombreux magazines de science-fiction européens et américains. Chen est d’ailleurs le premier écrivain chinois à avoir été publié dans certains de ces magazines.
« The Waste Tide (La Marée des Déchets)», « Future Disease (Maladie future) » et « Censored (Censuré) ». sont ses œuvres les plus connues.
Cette année, Chen est également le curateur exécutif de la biennale bi-ville de l’Urbanism Architecture.

À PROPOS DE LA FONDATION TARA OCÉAN

Engagée dans la connaissance et le bien commun, la Fondation Tara Océan est une organisation à but non lucratif basée à Paris, consacrée à l'océan, à l'environnement et à la recherche. En tant qu'observateur spécial aux Nations Unies, la fondation fournit des informations et une éducation aux jeunes générations ainsi qu'aux dirigeants de tous les continents. Jusqu'à présent, Tara et ses partenaires ont mené 11 expéditions, dont quatre principales: Tara Arctique (2006-2008), au cours desquelles Tara a navigué sur la glace autour du pôle Nord pendant 507 jours; Tara Océans (2009-2013), mission d'étude du plancton, au cours de laquelle Tara a découvert 100 000 nouvelles espèces marines et plus de 150 millions de gènes; Tara Méditerranée (2014), mission d'étude concernant les effets de la pollution plastique sur l'écosystème marin, et Tara Pacific (2016-2018), mission d'étude des récifs coralliens en Asie-Pacifique. Il s’agissait alors de sa première visite en Chine, avec des escales à Hainan, Xiamen, Hong Kong et Shanghai entre février et avril 2018. Des séminaires éducatifs sur la protection du milieu marin ont été organisés lors de son passage de 15 jours à Shanghai. Un programme de recherche commune et d'activités universitaires a été organisé entre Tara et Jiagen, la goélette de recherche de Université de Xiamen, pendant son séjour à Xiamen.


À PROPOS DE TARA

Construite en 1989, Tara est une goélette scientifique de 36 mètres de long, 10 mètres de large et d’un poids de 120 tonnes, dont la mission est de mieux anticiper les changements climatiques et la crise environnementale mondiale.
Ces 15 dernières années, Tara a organisé 11 expéditions dans le monde entier, faisant escale dans plus de 40 pays et parcourant une distance de plus 450 000 kilomètres.
L'équipe de recherche de Tara provient de 75 laboratoires et instituts de recherche du monde entier, recouvrant 21 domaines de recherche. Afin d’étudier le véritable état de l’océan, ils ont réuni de nombreux échantillons et des données de valeur. Depuis 2005, Tara accueille des artistes à son bord en résidence. Des dizaines d’artistes de différents horizons ont participé à ce voyage initiatique.
VIDÉO
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