ŒUVRES

BIOGRAPHIE

Figure emblématique de la peinture Art Déco du 20e siècle, André MAIRE (1898-1984) fait partie de ceux que l’on qualifie de peintre-explorateur. Précoce, il suit à un jeune âge l’enseignement, aux Beaux-Arts de Paris, de celui qui deviendra son beau- père : Émile Bernard, peintre postimpressionniste majeur et écrivain. Ce dernier le forme alors aux techniques classiques de la peinture et en particulier l’usage des couleurs ainsi que l’importance de la composition.

La qualité du dessin d’André MAIRE reflète la profonde admiration qu’il cultive pour les grands maîtres italiens tels que Le Piranesi.
Très tôt, il trouve son style artistique personnel et s’affranchit de toute influence ou dogme créatif. La longévité de sa carrière est directement liée à la fréquence des voyages qu’il a effectué tout au long de sa vie, un enrichissement intellectuel et une source d’inspiration constante.

Mobilisé lors de la Première Guerre Mondiale, il est envoyé en Indochine française. Il y devient professeur d’Arts Plastiques au Collège de Saigon et en pro te pour voyager dans la région. Il découvre ainsi le Cambodge et tombe sous le charme d’Angkor à laquelle il voue une fascination passionnée. Ses nombreux dessins du site sacré sont exposés lors l’Exposition Coloniale de 1931 à Paris.

De retour en France, il s’échappe en l’Italie, à Venise en particulier, et en Espagne. De 1938 à 1945, il explore l’Egypte, l’Afrique, l’Inde et Ceylan. De1948 à 1955, il retrouve la ville de Saigon où il enseigne à nouveau mais à l’École Supérieure d’Architecture.

À cette époque, il réalise une multitude de dessins orientalistes mais aussi des panneaux aux accents Art Déco, à la fois modernes, purs et stylisés, inspirés par le Vietnam, le Laos et le Cambodge.

Son talent est reconnu pour ses fameux fusains, aquarelles et gouaches mais également la beauté de ses encres et sépias. Ses œuvres font partie des collections permanentes de nombreux musées. En 1934, le tableau « Le Pont de Tolède » fait l’objet d’une acquisition par le Musée National d’Art Moderne – Centre Pompidou ; puis en 1936, la ville de Paris de « Espagne – Pont à Cuenca ».

En 1945, le Musée des Colonies s’enrichit d’œuvres sur l’Egypte et l’Inde tandis que les dessins d’Angkor et d’Afrique rejoignent respectivement les collections des Musée Guimet (Musée National des Arts Asiatiques) et du Musée Branly ou du Musée d’Art Moderne de Troyes. L’œuvre « La Citadelle est quant à elle au Musée de La Piscine à Roubaix.

L’Œuvre d’André MAIRE est riche, construite et en mouvement jusqu’à la n de sa vie. Telle un hymne à la diversité de nos cultures et civilisations à travers le monde, elle célèbre avec passion et talent, le spirituel, la terre, les animaux et les hommes, l’histoire et la vie.

CURRICULUM VITAE

1898
André Jules Maire naît à Paris le 28 septembre. Il est le quatrième enfant de Maria Julie Benoist et de Charles-Louis Maire, peintre en lettres.
1911-1916
Étudie au cours municipal de dessin et de modelage du 6, place des Vosges à Paris.
1914
Rencontre avec Émile Bernard à l’initiative de Charles-Louis Maire. Les conseils de son maître le marquent particulièrement pendant cette période.
1916
Décès de son père en décembre.
1917
Décès de sa mère en septembre. Travaille dans l’entreprise familiale puis chez un décorateur de théâtre et de panoramiques. Intimité avec Émile Bernard qu’il accompagne notamment à Tonnerre, où habite l’artiste.
1918
Mobilisation et incorporation dans l’armée.
1919
Départ pour l’Indochine. Découvre Angkor.
1920-1921
Professeur de dessin au collège Chasseloup Laubat, à Saïgon.
1921
Retour en France. S’inscrit à l’Académie Julian, à Paris.
1922
Suit Émile Bernard en Italie pour un long périple initiatique. S’installe à Venise où il épouse Irène Bernard, la fille de son maître.
1924
Depuis Venise, revient régulièrement à Paris. Publie Saïgon, un recueil de 40 gravures sur bois préfacé par Émile Bernard. 1928 Retour définitif à Paris et premier séjour en Espagne.
1930
Achète une maison en Bourgogne, à Semur-en-Auxois.
1932-1934
Obtient une bourse de l’Académie des Beaux-Arts pour un séjour à la Casa Velázquez, à Madrid.
1936
La ville de Paris achète Espagne-Pont à Cuenca .
1937
À l’instigation de la comtesse de Jumilhac, il entreprend un second séjour en Extrême-Orient. L’État achète une sépia, Place et église de Toro, Castille .
1938
Séjour en Égypte où il est accueilli par la famille maternelle de son épouse, les Homsy. Expose au Caire, à Alexandrie, Ismalia, Suez. Visite des grands sites archéologiques et réalisation de panneaux décoratifs qui lui sont commandés. En juin, départ pour les Indes. Arrive à Pondichéry. Viste l’Inde du Sud (Madura), l’Inde centrale (Mysore et Ellora), l’Inde du Nord (vallée du Gange et Agra).
1939
La guerre le contraint à rentrer en France. Mobilisé à Bourges, il revient à Semur-en-Auxois en août 1940.
1940-1945
Passe l’essentiel de l’occupation en Bourgogne. Décore quelques meubles pour les ensembliers Jansen et Mercier. Décore la Chambre de commerce de Saint-Quentin et la salle de conseil des assurances Le Phoenix à Paris. Ce second ensemble est aujourd’hui conservé au musée de Roubaix grâce
à un don de la fille de l’artiste.
1943
Prix Karl Beuté.
1945
Achat d’œuvres égyptiennes et indiennes par le musée des Colonies. Bourse de l’Afrique occidentale française pour un premier séjour sur le continent africain: Bamako, Conakry, Abidjan, Niamey, Porto-Novo, Dakar, descente du Niger.
1948-1955
Professeur de dessin et de modelage à l’École supérieur d’architecture de Saïgon.
1958
Retour en France. Prix de Madagascar, où il se rend en bateau et où il donne des cours de dessin. 1960 Prix de la Fondation Taylor.
1961
Prix Bastien-Lepage.
1967
Prix des Antilles, où il séjourne un an.
1969
Installation définitive en France, entre Paris, Semur et Tonnerre.
1984
Décès à Paris le 4 octobre.

EXPOSITIONS

2017.09.23 – 2017.10.10
Shanghai, Chine
2016.07.03 – 2016.08.25
Shanghai, Chine
2017.06.23 – 2017.07.31
Paris, France

PUBLICATIONS

PRESSE